La nuit des temps

Auteur : René Barjavel
Titre : La nuit des temps

Edition : Pocket
Année d’édition : 1994 

Résumé :

Une expédition, organisée au Pôle Sud, révèle sous mille mètres de glace d’anciennes traces d’activités humaines et capte un signal provenant d’un émetteur. Après être arrivée à la source de ce signal, l’expédition découvre une sphère quasi-indestructible qui contient deux corps humains, un homme et une femme, qui semblent être pris dans la glace depuis plus de 900 000 ans. L’expédition décide de faire venir au Pôle des personnalités scientifiques venant de tous les coins du monde afin de réanimer ces corps, puis de les étudier.

Ils décident de réanimer en premier la femme, ce qui fut un succès. Cette dernière, nommée Elea, expliqua qu’elle venait d’un pays nommé Gondawa et selon ses explications la plupart des continents actuels étaient réunis et n’en formaient plus que deux principaux : Le Gondawa et Enisorai, contre qui ils étaient en guerre. Ces continents possédaient une technologie plutôt avancée par rapport à la notre actuellement.
Au fil de l’histoire, Elea nous raconte sa vie à travers un appareil qui affiche ses souvenirs, jusqu’aux souvenirs les plus intimes, et nous raconte aussi son histoire d’amour avec son mari de l’époque, Paikan, qu’elle a dû quitter pour préserver le patrimoine historique de son époque…

Mots-clés : expédition / Pôle Sud / mystère / histoire d’amour / voyage dans le temps / vision du passé 

Appréciation :

Ce livre nous propose une intéressante hypothèse sur les origines de l’Homme : La Terre était à l’origine beaucoup plus inclinée que maintenant, et les continents actuels étaient regroupés en deux gros blocs : Le Gondawa et Enisorai. Les habitants de cette planète recevaient, à un jeune âge lors d’une cérémonie, une bague contenant toutes les données génétiques de son porteur, et ces données étaient ensuite insérées dans l’Ordinateur, la « mémoire centrale » qui faisait tourner ce monde. L’Ordinateur examinait les affinités entre chaque habitant et réunissait les personnes qui étaient faites l’une pour l’autre. L’Ordinateur ne leur faisait manquer de rien et rendait les gens heureux… Jusqu’à ce qu’Enisorai déclara qu’il allait déclencher une Arme Solaire contre le Gondawa. Un scientifique du nom de Coban programma l’Ordinateur pour qu’il choisisse une femme qui possède l’intelligence et la beauté, et un homme qui possède l’intelligence et la force, pour les sauver du cataclysme final et être capable de survivre dans le milieu dans lequel ils seront forcés d’habiter à leur réveil. L’Ordinateur désigna Elea et Coban, mais Paikan, le mari d’Elea, n’était pas d’accord, mais il dut finalement accepter pour faire vivre Elea. Coban et Elea entrèrent donc dans une sphère de survie programmée pour s’ouvrir automatiquement lorsque des conditions climatiques idéales se présenteraient des années plus tard, et se firent « cryogénisés » pour résister plus longtemps. Tel est la version des faits d’Elea…

Sauf que Coban ne connaissait pas la vraie puissance de l’Arme Solaire, et l’impact fut si puissant qu’il modifia l’inclinaison de la Terre et la disposition des continents, plaçant le Gondawa au Pôle Sud. Coban et Elea n’aurait jamais pu revoir le jour sans l’intervention de l’expédition…
Les rares survivants furent apparemment les hommes préhistoriques, car après le cataclysme, toute la technologie disparut, et l’Homme dut se débrouiller avec des bâtons et des cailloux…
Ce qui m’a fait sourire, c’est le fait qu’apparemment les hommes à la peau noire, appelés « bergers noirs » par Elea, seraient arrivés par une colonie d’humains venus pendant la guerre qui vivaient sur Mars. Elea explique qu’elle n’en avait jamais vu avant la guerre. En apprenant cela, l’actuel peuple noir se lança dans des prières célestes…  

Extrait :

« Shanga fut bouleversé, et avec lui tous les Noirs du monde, qui connurent rapidement la nouvelle. Race infortunée, son errance n’avait donc pas commencée par les marchands d’esclaves ! Déjà au fond des temps les ancêtres des malheureux arrachés à l’Afrique avaient été eux-mêmes arrachés à leur patrie du ciel. »

Jérémy R. 3ème